Budget de la Sécurité sociale 2026 : ce que les députés ont finalement tranché
Après des semaines de débats tendus, les députés ont validé le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, à seulement 13 voix près. Avant son examen au Sénat, tour d’horizon des principales mesures.
La réforme de la retraite suspendue, mais pas enterrée
C’est l’arbitrage politique central de ce budget. Pour obtenir le soutien des socialistes, le gouvernement a accepté de suspendre la réforme des retraites adoptée en 2023. Concrètement, la montée progressive de l’âge légal de départ à 64 ans est mise en pause jusqu’en janvier 2028. Une décision lourde de conséquences, qui repousse à plus tard un chantier explosif, sans toutefois l’abandonner définitivement.
Autre évolution notable : le texte prévoit une meilleure prise en compte des carrières des femmes ayant eu des enfants, afin de limiter les pénalités au moment du départ à la retraite. En revanche, une mesure très critiquée a été retirée du projet : le gel des pensions de retraite et des minima sociaux, initialement envisagé pour générer près de 3 milliards d’euros d’économies. Une suppression qui allège la facture sociale, mais alourdit le déficit attendu.
Arrêts maladie encadrés, congé de naissance créé
Le budget 2026 introduit aussi des changements concrets dans le quotidien professionnel. Les arrêts de travail seront désormais strictement encadrés : un mois maximum pour une première prescription, puis deux mois par renouvellement. L’objectif affiché est de limiter les dérives, tout en maintenant un cadre protecteur pour les salariés. Pour les ménages engagés dans un crédit immobilier, un arrêt de travail long peut fragiliser l’équilibre du foyer et entraîner une baisse de revenus. À ce titre, une assurance de prêt est une sécurité dont il ne faut pas négliger le choix, lors de la mise en place d’un emprunt. En effet, les garanties et le tarif des assurances de prêt sont variables et méritent que l’on s’y attarde afin d’obtenir le meilleur contrat en les comparant entre eux. Les clauses de la prise en charge des mensualités du crédit immobilier en cas d’ITT par exemple, sont à comparer et à observer de près.
Autre nouveauté : la création d’un congé de naissance à compter du 1er janvier 2026. Annoncé par Emmanuel Macron dès 2024, ce dispositif vient compléter les congés maternité et paternité existants. Il offrira aux parents la possibilité de prendre un ou deux mois de congé, fractionnables, selon leur choix. Une mesure présentée comme un levier de soutien à la parentalité, dans un contexte de baisse de la natalité.
Santé et finances publiques
Sur le volet financier, plusieurs ajustements ont été validés. Les députés ont étendu la déduction des cotisations patronales sur les heures supplémentaires aux entreprises de plus de 250 salariés. Par ailleurs, la contribution sociale généralisée (CSG) sur le capital est également relevée, passant de 9,2 % à 10,6 %. Son champ d’application est restreint : l’épargne réglementée, l’assurance-vie ou les revenus locatifs restent exclus. Le texte prévoit en parallèle une taxation exceptionnelle des complémentaires santé, à hauteur d’un milliard d’euros ainsi qu’un relèvement de l’objectif national de dépenses de l’Assurance maladie (Ondam).
Les dépenses de l’Assurance maladie progresseraient ainsi de 3 %, contre 1,6 % initialement envisagé, afin de tenir compte des besoins du système de soins. Selon Bercy, le déficit de la Sécurité sociale pourrait finalement se situer entre 18 et 19,5 milliards d’euros. Un équilibre encore fragile, qui sera scruté de près lors du passage au Sénat.
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