PIB par habitant : la France désormais sous la moyenne européenne
En 2024, le PIB par habitant de la France est, pour la troisième année consécutive, inférieur à la moyenne de l’Union européenne. Une évolution traduisant un décrochage progressif du niveau de vie des Français par rapport à plusieurs pays voisins.
Un PIB par habitant français en retrait selon l’Insee
Selon les dernières données publiées par l’Insee, le PIB par habitant de la France se situe en 2024 en dessous de la moyenne des pays de l’Union européenne, et ce, pour la troisième année consécutive. Cet indicateur, couramment utilisé pour comparer les niveaux de vie entre pays, reflète la richesse produite par habitant, sans pour autant mesurer précisément le pouvoir d’achat individuel.
L’écart observé marque une rupture par rapport aux décennies précédentes, durant lesquelles la France figurait systématiquement au-dessus de la moyenne européenne. En 2024, plusieurs pays avec des économies comparables affichent désormais un niveau de vie supérieur, traduisant un ralentissement de la croissance française par rapport à ses partenaires européens.
Des pays historiquement comparables, aujourd’hui devant la France
Les comparaisons internationales mettent en évidence un net recul. En 2024, selon les données de l’Insee, le niveau de vie moyen en Allemagne dépasse celui de la France d’environ 11 %. L’écart est encore plus marqué avec le Danemark, où il atteint près de 23 %.
D’autres pays, historiquement en retrait, ont fortement réduit leur écart avec la France. L’Espagne, qui accusait un différentiel de près de 20 % en 1975, se situe à 16 % en 2024.
Le Royaume-Uni suit une trajectoire comparable, car son PIB par habitant, inférieur de 12 % à celui de la France en 1975, se situe désormais à un niveau équivalent, malgré sa sortie de l’Union européenne. La dynamique la plus marquante concerne toutefois la Pologne où l’écart de niveau de vie, estimé à 60 % en 2000, est tombé à 20 % en 2024.
Formation, durée de travail et productivité en cause
Plusieurs facteurs structurels sont avancés pour expliquer cette évolution. D’après les analyses relayées à partir des données de l’Insee, la France pâtit d’une durée de travail plus faible sur l’ensemble de la vie active, comparée à la moyenne européenne. La question de la formation est également centrale : le niveau de qualification et l’adéquation des compétences aux besoins économiques pèseraient sur la croissance. Enfin, la productivité française, bien que toujours élevée, recule dans les classements européens, la France occupant désormais le 14e rang.
Ce ralentissement combiné contribue à un affaiblissement progressif du PIB par habitant, avec des répercussions possibles sur le pouvoir d’achat et l’équilibre budgétaire des ménages. À noter que dans ce contexte de tension sur le niveau de vie, le rachat de crédits peut constituer une solution envisageable pour certains foyers cherchant à réduire leurs charges financières mensuelles.
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