Retards, refus d’indemnisation : la prise en charge des fauteuils roulants face à un premier bilan très contrasté
Entrée en vigueur au 1er décembre 2025, la prise en charge intégrale des fauteuils roulants est vivement critiquée par certains usagers. Entre allongement des délais administratifs, refus de dossiers et pénurie de spécialistes, la réforme nourrit agacement et frustration chez les premiers concernés.
Un dispositif prometteur
Officiellement lancée en date du 1er décembre 2025, cette réforme inscrite dans le cadre 100 % Santé affiche un objectif clair : rembourser en intégralité les frais liés à la location (courte ou longue durée) et à l’achat d’un fauteuil roulant.
Pour en bénéficier, il est nécessaire d’obtenir une prescription préalable de la part de votre médecin généraliste, d’un masseur-kinésithérapeute ou d’un ergothérapeute, selon les besoins et particularités de la pathologie. Concernant les équipements éligibles, le site Ameli précise que : « La prise en charge s’applique aux fauteuils roulants manuels, électriques ou sportifs, aux poussettes, aux cycles modulaires à roues multiples et aux scooters modulaires ».
Côté pratique, on peut lire – toujours sur le site Ameli – que ce dispositif a été pensé en vue de simplifier au maximum les démarches, par l’intermédiaire d’un guichet unique. Seulement, quelques mois seulement après l’entrée en vigueur du dispositif, la colère monte de la part des usagers.
Des couacs administratifs pointés du doigt
« Le déploiement sur le terrain est à l’arrêt ». Une affirmation limpide et sans équivoque signée des représentants des PSDM (prestataires de services et distributeurs de matériel) dans un communiqué publié en date du mercredi 18 février. Voilà qui résume plutôt bien le chaos ambiant du côté des usagers, qui multiplient les difficultés dans l’obtention de leur fauteuil roulant.
Contactée par Le Monde, la CNAM (Caisse nationale d’assurance maladie) fait pour le moment état d’environ un tiers de dossiers défavorables et d’environ un quart de factures rejetées et justifie ces manquements principalement en raison de dossiers incomplets.
Des retards accentués par le manque de spécialistes
Autre point de difficulté évoqué par les usagers, celui de fixer un rendez-vous auprès d’un médecin spécialiste comme un ergothérapeute pour obtenir la prescription nécessaire au déclenchement de la procédure. Dans leur communiqué relayé par Le Monde, les représentants des prestataires évoquent « des délais pouvant atteindre un an dans certains territoires ».
À l’arrivée, cette réforme censée faciliter la vie des usagers fait ressortir les failles d’un système de santé déjà fragile en certains points. Une contrariété supplémentaire à surmonter pour des personnes en situation d’invalidité, qui doivent parfois déjà composer avec d’autres difficultés, comme la complexité d’accès à une assurance emprunteur ou la prise en charge de certains soins coûteux.
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