Inflation : les prix à la consommation accélèrent à 2,1 % sur un an
L’inflation atteint 2,1 % sur un an en juillet, portée par l’énergie (+ 12,6 %) et les services. Cette accélération pèse directement sur le budget des ménages, avec le prix du gaz lui aussi en hausse de 17,7 % sur un an.
Une accélération portée par l’énergie et les services
En juillet 2026, les prix à la consommation ont augmenté de 2,1 % sur un an, après 1,8 % en juin, selon l’indice des prix à la consommation définitif publié par l’Insee. Sur un mois, l’indice progresse de 0,6 %, porté par la hausse saisonnière des prix et des services, notamment les services de transport (+ 10,9 % sur un mois) et d’hébergement (+12,7 %).
Cette accélération de l’inflation s’explique principalement par les prix de l’énergie qui bondissent de 12,6 % sur un an, après 11 % en juin. Le gaz accélère fortement à + 17,7 % sur un an, tandis que les produits pétroliers progressent de 20,7 %, tirés par le gazole (+ 24,1 %) et l’essence (+ 16,5 %), dans un contexte de tensions au Moyen-Orient. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix les plus volatils, s’établit à 1,3 % sur un an, contre 1 % en juin, confirmant que la hausse des prix ne se limite pas aux seuls postes énergétiques.
Des prix en hausse aussi pour les services et l’alimentation
Les prix des services accélèrent également à + 2,2 % sur un an contre 1,9 % en juin. Les services de communication progressent nettement (+ 10,7 %), tout comme les services d’hébergement (+ 7,3 %) et la restauration (+ 1,9 %). Les prix de la protection sociale, qui incluent les services de garde d’enfants, les maisons de retraite et l’aide à domicile, augmentent de 2,8 % sur un an, un niveau stable par rapport à juin.
Du côté de l’alimentation, la hausse est plus modérée, mais continue d’accélérer légèrement, à + 1 % sur un an contre 0,9 % en juin), portée notamment par les produits frais (+ 3,8 %). À l’inverse, les prix des produits manufacturés continuent de reculer sur un an (- 0,7 %), un recul toutefois moins marqué qu’en juin (- 1,1 %), sous l’effet de la période des soldes d’été qui a temporairement accentué la baisse des prix de l’habillement (- 9,8 % en un mois).
Une pression toujours forte sur les ménages endettés
Cette accélération de l’inflation, portée en premier lieu par des postes de dépenses difficilement compressibles comme l’énergie du logement et les transports, peut réduire mécaniquement le pouvoir d’achat de certains ménages dont les revenus ne progressent pas au même rythme.
Pour les foyers qui remboursent déjà plusieurs crédits à la consommation ou un crédit immobilier, cette érosion progressive du budget disponible rend les dépenses courantes plus difficiles à absorber. Un rachat de crédits permet alors de réduire la charge mensuelle de remboursement et de dégager une marge de manœuvre supplémentaire, en contrepartie d’un allongement de la durée et du coût total du crédit.
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