Immobilier : le marché francilien se stabilise
Un récent communiqué de presse partagé par la Chambre des notaires de Paris revient en détail sur l’évolution de la conjoncture immobilière en région parisienne entre les mois de mars et de mai.
Une évolution des prix différente entre maisons et appartements
Entre le deuxième trimestre 2026 et 2025, l’étude souligne deux tendances opposées. En premier lieu, on observe que le prix de vente moyen au mètre carré pour un appartement a augmenté sur l’ensemble du bassin parisien :
- + 0,3 % en Île-de-France (6 120 €/m²) ;
- + 0,6 % en petite couronne (4 910 €/m²) ;
- + 0,3 % en grande couronne (3 200 €/m²).
À l’inverse, le prix de vente des maisons enregistre quant à lui une baisse notable au cours de la même période :
- – 1,3 % en Île-de-France (318 000 €) ;
- – 1,4 % en petite couronne (376 800 €) ;
- – 1,3 % en grande couronne (293 400 €).
Cette évolution positive pour les acquéreurs peut notamment s’expliquer par la stabilisation des taux immobiliers sur la même période.
Le nombre de transactions suit une tendance similaire
L’augmentation du prix de vente des appartements a-t-il contribué à faire baisser le volume de ventes et inversement pour les maisons ? C’est en tout cas ce que laisse supposer les chiffres avancés par l’étude. En effet, on peut voir que l’évolution des ventes pour la période allant de mars à mai sur un an chute dans l’ensemble de la région pour les appartements (entre – 2 % et – 4 %).
En revanche, on observe une progression notable sur le marché des maisons avec :
- + 5 % en Île-de-France (8 050 ventes) ;
- + 10 % en petite couronne (2 060 ventes) ;
- + 3% en grande couronne (5 950 ventes).
Une stabilisation fragile du marché francilien
Entre le second trimestre 2025 et 2026, on peut donc en conclure à une évolution stable du volume de transactions et des prix moyens pratiqués. Toutefois, la Chambre des notaires de Paris tient à rappeler que cet équilibre « du marché résidentiel francilien observé à fin mai demeure fragile ». En cause, l’organisme avance les « répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient » ainsi que « le risque d’un nouveau renchérissement du crédit dans les prochains mois, susceptible de peser sur la capacité d’achat des ménages ».
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