Statut de bailleur privé : une piste ambitieuse pour relancer le marché locatif
C’est une mesure phare inscrite au projet de loi de finances 2026. Pensé pour succéder à la loi Pinel, le statut de bailleur privé pourrait bien redynamiser un marché locatif en proie à de grandes difficultés.
De la nécessité de sortir de la crise du locatif
Depuis quelques années, la France traverse une grave crise sur le marché de la location. D’un côté, le nombre de demandes ne cesse d’augmenter. De l’autre, le nombre de biens à disposition connaît une baisse inquiétante, comme le souligne RTL qui rapporte une chute de 15% des logements sur le marché locatif depuis 2020.
En vue de redonner de l’intérêt à l’investissement locatif, le gouvernement a travaillé de longs mois sur un nouveau dispositif avantageux, dans la droite lignée de la loi Pinel. À cet effet, les bases d’un statut de bailleur privé ont été présentées au budget 2026.
Un dispositif ambitieux qui mise sur de nombreux avantages fiscaux
Pour redynamiser le marché et attirer de nouveaux investisseurs, le gouvernement mise sur le nerf de la guerre : le portefeuille. Parmi les mesures phares annoncées qui dessinent les contours de ce statut de bailleur privé – et relayées par FranceInfo – on retrouve la déduction de l’ensemble des charges liées au logement. Seraient concernés :
- la taxe foncière ;
- les intérêts d’emprunt ;
- les frais de gestion ;
- un abattement annuel de 3 à 5,5% du prix du bien ;
- un abattement supplémentaire si le coût de l’investissement annuel est supérieur à celui des rentes liées à la location.
En contrepartie de ces nombreux avantages fiscaux, les propriétaires seraient amenés à respecter un plafond de loyer, louer le bien pour une durée minimale de 9 ans et consentir à la réalisation de travaux de rénovation en cas d’investissement dans un logement ancien.
À noter que l’intégralité des logements – neufs ou anciens – seraient concernés par le dispositif, indépendamment de leur localisation géographique et des zones dites tendues.
Un enthousiasme partagé par l’État et les professionnels de la construction et de l’immobilier
Pour définir les contours de ce statut de bailleur privé, le gouvernement a notamment sollicité l’appui des professionnels de la construction. Dans des propos relayés par Franceinfo, Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment concède qu’il “a fallu vraiment négocier”, mais que “les contours aujourd’hui nous conviennent”.
L’enthousiasme général est partagé du côté des professionnels de l’immobilier. Interrogé par FranceInfo, Souheil Yanci, cofondateur d’une société spécialisée dans l’investissement locatif, savoure : “Pour tout vous dire, c’est inespéré […] c’est clairement dans l’air du temps, c’est quelque chose qui va permettre de valoriser un bien”.
Interrogé sur le sujet, Vincent Jeanbrun, actuel ministre du Logement souligne que ce nouveau dispositif permettrait “de construire près de 50 000 logements en plus par an”. Une bouffée d’oxygène bienvenue au sein d’un marché en proie à l’étouffement et qui pourrait bien convaincre de nombreux particuliers à se tourner vers un crédit immobilier en vue de se lancer dans l’investissement locatif.
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