Surendettement : le cri d’alerte de la Banque de France
« Nous sommes à + 9,8 % de dossiers déposés par rapport à l’année précédente » : voici, en matière de surendettement, le constat inquiétant de François Villeroy de Galhau devant la commission des finances du Sénat cette semaine.
Rapportés par plusieurs médias, notamment le Figaro et le Parisien, les propos du gouverneur de la Banque de France traduisent les difficultés croissantes rencontrées par les ménages en 2025.
Une année record ?
La tendance n’est pas nouvelle. Le nombre de situations de surendettement connaît déjà une très nette hausse depuis plusieurs mois. Comme le rappelle le Parisien, en 2024, l’écart était déjà de 10,8 % par rapport à 2023. À cela s’ajoute donc, en 2025, une nouvelle augmentation de 9,8 %.
Preuve de la virulence de la dynamique, François Villeroy de Galhau concède dans le Figaro qu’il a même fallu renforcer les effectifs pour maintenir le traitement des dossiers. L’institution tablait en effet sur une hausse bien plus modeste, autour de 3 % pour l’année écoulée.
Regrouper ses prêts pour réorganiser ses charges
Le surendettement se caractérise par l’impossibilité, pour un particulier, de faire face à l’ensemble de ses dettes. Dans cette situation, la personne n’a plus d’autre choix que de solliciter la Banque de France pour entamer une procédure.
Pourtant, avant d’en arriver à ces extrémités, des solutions existent. Dès l’instant où des difficultés apparaissent dans la gestion d’un budget, il est possible de se tourner vers un rachat de crédits.
Cette opération financière consiste à rassembler l’ensemble de ses emprunts en cours pour en allonger la durée de remboursement. Grâce à ce mécanisme, les charges mensuelles liées aux prêts sont allégées, en contrepartie d’un coût total plus élevé, notamment du fait d’intérêts versés sur une plus longue période.
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