menu mobile fermer menu

Mon menu

Rachat de crédits à l’étranger : le guide pour les expatriés

Ce qu'il faut retenir

Le regroupement de prêts est une solution désormais bien connue pour restructurer ses finances. Pour les expatriés ou les résidents français avec des crédits souscrits en-dehors de l’Hexagone, le rachat de crédits à l’étranger est également réalisable, même s’il peut se révéler plus difficile à mettre en place : 

  • le rachat de crédits à l’étranger peut permettre de fusionner ses emprunts dans une devise unique et ainsi de simplifier ses remboursements. Le coût total de l’opération sera néanmoins plus élevé ; 
  • il peut constituer une opportunité pour les travailleurs transfrontaliers (grâce aux taux d’intérêt parfois plus avantageux à l’étranger) ainsi que pour les emprunteurs faisant face à des contraintes réglementaires trop importantes en France (taux d’endettement, antécédents bancaires…) ; 
  • faire racheter ses crédits à l’étranger implique bien souvent l’apport d’une garantie pour couvrir l’opération (hypothèque d’un bien immobilier dans le pays ou nantissement d’un produit financier) ainsi que le fait de disposer de revenus conséquents pour tenir compte d’une potentielle décote monétaire ; 
  • l’emprunteur doit également prendre en considération les différences juridiques et fiscales locales (politique de frais différente et non-plafonnée, indicateurs de solvabilité spécifiques, obligations vis-à-vis des flux financiers et du blanchiment, etc.) ; 
  • le recours à un courtier spécialisé en rachat de crédits international est fortement recommandé pour trouver l’offre la plus adaptée.
Rachat de crédits à l’étranger
Diane Levy  13 min

Est-il possible de regrouper ses prêts à l’étranger ?

Vous avez déménagé pour partir vivre à l’étranger et vous souhaitez regrouper vos crédits souscrits en France ? Où à l’inverse, vous êtes de retour en France après avoir contracté plusieurs prêts à l’étranger ? Vous souhaitez fusionner tous vos emprunts souscrits à la fois en France et à l’étranger ? Faire racheter des crédits à l’étranger est une opération complexe qui peut prendre différentes formes et faire intervenir de nombreux paramètres. 

D’une manière générale, il est possible de procéder à un regroupement de crédits hors de France, mais la faisabilité dépend de plusieurs éléments (situation professionnelle et patrimoniale, pays de résidence, monnaie locale, etc.). Les conditions sont toutefois généralement plus strictes que pour un rachat de crédits classique. Il faut également différencier les situations et les objectifs du rachat. 

Pourquoi faire racheter ses crédits à l’étranger ? Les situations où l’opération est pertinente

Pour rappel, le rachat de crédits est une opération financière offrant la possibilité de mutualiser ses crédits et dettes en cours en une nouvelle mensualité unique plus adaptée à sa situation budgétaire du moment. 

L’étalement des remboursements sur une plus longue période permet alors de réduire ses mensualités et d’améliorer son reste à vivre mensuel ainsi que son taux d’endettement, en contrepartie d’un coût total plus élevé. Ces taux d’intérêt peuvent même parfois se révéler plus compétitifs à l’étranger selon la politique monétaire pratiquée.

Outre l’optimisation de son budget, le rachat de crédits à l’étranger simplifie considérablement les remboursements avec un seul virement à réaliser chaque mois dans une devise harmonisée. Cela évite les potentiels effets de change et les frais annexes qui en découlent par exemple pour les expatriés ou pour les travailleurs transfrontaliers.

Comparateur de rachat de crédits

Quelles sont les différences entre un rachat de crédits en France et à l’étranger ?

Faire racheter ses crédits à l’étranger implique des contraintes supplémentaires par rapport à un regroupement de prêts classique effectué en France. Ces éléments peuvent donc complexifier l’accès à cette opération. Les différences avec un rachat classique peuvent cependant également parfois être un avantage pour l’emprunteur. Voici les principales spécificités d’un rachat de crédits à l’étranger : 

  • la devise de vos revenus : si vous habitez à l’étranger et que vous percevez des revenus dans une devise différente de l’euro, une décote leur sera appliquée dans l’étude de solvabilité de l’établissement de crédit afin de tenir compte de potentielles variations des taux de change à l’avenir ;
  • l’analyse de solvabilité : là où les banques françaises sont très attentives au taux d’endettement, les établissements d’autres pays (notamment des pays francophones comme la Suisse, la Belgique ou le Luxembourg) peuvent être plus pragmatiques et se concentrer davantage sur le reste à vivre. Une opportunité intéressante donc pour les foyers aux revenus élevés ; 
  • l’importance des garanties : effectuer un rachat de crédits à l’étranger passera pratiquement toujours par l’apport d’une garantie réelle (hypothèque) dans le pays de l’établissement effectuant le rachat. Cela évite en effet à l’établissement bancaire des procédures internationales trop complexes et aléatoires pour récupérer le fruit de la garantie en cas de défaut de remboursement. Le nantissement (placement d’un produit financier en garantie) est par ailleurs une solution très populaire dans certains pays pour obtenir un rachat de crédits ; 
  • une protection du consommateur potentiellement moindre : malgré une harmonisation de plus en plus prononcée au niveau européen, certains droits protégeant l’emprunteur (via les lois Scrivener, Lagarde ou Lemoine notamment) ne s’appliquent pas de la même façon dans d’autres pays. C’est par exemple le cas des délais de rétractation ou encore du plafonnement des indemnités de remboursement anticipé ; 
  • la dématérialisation : par définition, pour un rapatriement de dettes d’un pays à l’autre, toutes les procédures doivent pouvoir être réalisées numériquement ;
  • la fiscalité : le rachat à l’étranger entraîne des implications fiscales différentes selon le pays de l’établissement procédant au rachat (par exemple en termes de déductibilité des intérêts d’emprunt). Il convient donc de bien se renseigner au préalable sur la politique fiscale du pays en question.

Quels sont les critères pour effectuer un rachat de crédits depuis l’étranger ?

La réalisation d’un rachat de crédits à l’étranger implique le respect d’un certain nombre de conditions. Certaines sont identiques aux exigences applicables à un rachat classique. D’autres sont plus spécifiques : 

  • une situation professionnelle stable et des revenus suffisants et récurrents pour absorber la nouvelle mensualité de crédit : un salarié en CDI aura généralement plus de chances de faire racheter ses prêts qu’un profil en freelance même si la protection des salariés peut être moins importante dans de nombreux pays ; 
  • le scoring bancaire : si l’appréciation est différente selon les pays, des critères de solvabilité s’appliquent pour évaluer l’aptitude de l’emprunteur à honorer ses engagements financiers. En France, le taux d’endettement de vos crédits est l’indicateur principal. Il devra pouvoir être ramené sous les 35 % après l’opération de rachat. Pour certains pays, le salaire sera prédominant, notamment si le reste à vivre est important. Pour d’autres, il s’agira de l’ancienneté de l’historique de crédit. Pour d’autres encore, la ponctualité dans le paiement des factures sera le facteur déterminant ; 
  • des garanties suffisantes pour couvrir l’emprunt : la mise en place d’une hypothèque ou d’un nantissement est pratiquement indispensable pour obtenir le rachat. Un co-emprunteur résidant dans le pays du prêt (et donc disposant de revenus dans la même devise) est un atout certain dans la quête d’un rachat ;
  • être résident de longue durée dans le pays où est situé l’établissement est également souvent requis pour obtenir le feu vert de la banque ;
  • un dossier emprunteur solide : en plus des différents documents habituellement nécessaires (détails des crédits à racheter, justificatifs professionnels, de revenus et financiers), des éléments complémentaires peuvent être nécessaires à l’étude du profil. C’est le cas notamment d’une traduction des contrats de prêt par un traducteur assermenté, d’une déclaration fiscale du pays de résidence ou de la fourniture du “credit report” récapitulant vos antécédents financiers dans votre pays de résidence ; 
  • la traçabilité des fonds : pour des crédits détenus dans un autre pays, les établissements bancaires peuvent requérir des documents permettant de certifier la cohérence fiscale et professionnelle de vos comptes, notamment pour répondre aux standards anti-blanchiment et anti-corruption (normes LCB-FT, recherche TRACFIN, etc.). 

Les étapes pour réaliser un rachat de crédits à l’étranger

Même si la procédure se rapproche d’un rachat de prêts classique, mettre en place un rachat de crédits à l’étranger peut se révéler plus fastidieux et impliquer un certain nombre de démarches complémentaires. Voici les étapes à suivre pour regrouper vos prêts hors de France.

  1. Évaluez la faisabilité et la pertinence de l’opération 

Listez vos prêts en cours et vérifiez si l’opération de rachat est vraiment nécessaire et pertinente pour votre profil. Calculez les optimisations mensuelles pouvant potentiellement être réalisées avec une estimation de vos futures échéances et en tenant compte des frais inhérents à sa mise en place. Vous pouvez pour cela utiliser un simulateur de rachat de crédits en ligne. 

Assurez-vous également que le regroupement est matériellement possible. Pour des crédits à l’étranger, le pays concerné ne doit par exemple pas être inscrit sur la liste noire des banques relative aux pays sous sanctions internationales ou aux pays à risque de blanchiment (norme LCB-FT). Pour un rachat effectué à l’étranger, une garantie réelle est pratiquement toujours nécessaire. Vous devez donc être en mesure de pouvoir hypothéquer un bien ou nantir un produit financier.

  1. Constituez un dossier emprunteur complet rassemblant toutes les pièces dans chacun des pays concernés 

Rassemblez notamment tous les justificatifs professionnels, financiers, patrimoniaux et d’état-civil nécessaires ainsi que tous les documents relatifs aux crédits à racheter (contrats, tableaux d’amortissement). 

Pour les résidents fiscaux à l’étranger, des justificatifs complémentaires pourront également être nécessaires comme notamment des justificatifs de résidence ou de travail local. L’ensemble des documents seront de préférence à traduire dans les langues concernées pour fluidifier le processus et éviter les erreurs d’interprétation.

  1. Comparez les organismes financiers pour trouver la meilleure offre

Le choix de l’établissement procédant au rachat est à la fois délicat et déterminant pour la réussite de l’opération. 

Orientez-vous en priorité vers les banques internationales qui possèdent des structures dans chacun des pays concernés pour simplifier les procédures. Elles disposent en effet d’offres adaptées aux non résidents et maîtrisent tous les aspects réglementaires et fiscaux du pays concerné via leurs filiales locales (normes Euribor ou Saron pour les taux d’intérêt par exemple).

Les banques en ligne sont également une solution intéressante grâce notamment à la dématérialisation intégrale de leurs procédures. Elles ne proposent toutefois pas toujours des offres de rachat de crédits de ce type. 

Les banques locales reconnues au niveau de chaque pays restent une autre possibilité intéressante notamment celles qui ont des partenariats avec les banques françaises.

Enfin, les courtiers experts en rachat de crédits international constituent probablement la solution la plus pertinente.

  1. L’étude de solvabilité 

L’organisme bancaire sélectionné analyse tous les éléments transmis pour évaluer votre aptitude à rembourser le nouveau prêt unique. Il s’assure également qu’aucun élément juridique ou politique ne vienne empêcher la réalisation de l’opération. 

L’établissement prend notamment en compte les effets potentiels du taux de change (décote de sécurité), les garanties apportées ou encore les différences de coût de la vie entre les pays. En cas d’avis favorable, il vous transmet une offre de rachat pré-contractuelle.

  1. La négociation et l’accord de principe 

Lisez attentivement les conditions du contrat de prêt reçu (taux d’intérêt, mensualités, durée, clauses de change, modalités de remboursement, etc.). Faites-vous assister d’un traducteur si besoin le cas échéant. N’hésitez pas à négocier si certaines conditions vous paraissant défavorables. Si l’offre vous convient, répondez au questionnaire de santé et renvoyez le dossier à l’organisme de crédit.

  1. La signature électronique 

Si aucun obstacle ne se présente (médical ou réglementaire notamment) vous pouvez procéder à la signature électronique avec authentification DocuSign le plus souvent. En cas d’hypothèque, vous devrez cependant signer un acte notarié au préalable soit en donnant procuration au Consulat de France soit en recourant à l’apostille devant un notaire local.

  1. Le solde des crédits 

Une fois l’offre de rachat définitivement signée, l’établissement bancaire procède rapidement au solde du capital restant dû. Il devient alors le nouveau créancier. Il transfère également la trésorerie complémentaire éventuellement sollicitée.

  1. La mise en place du remboursement du nouveau crédit 

Opérez les modifications bancaires nécessaires pour le paiement de la nouvelle mensualité unique réduite. Prévoyez un virement automatique mensuel pour plus de simplicité. Acquittez-vous également des éventuelles indemnités de remboursement anticipé auprès des anciens créanciers.

Comparateur de rachat de crédits

Les erreurs à éviter lors d’un rachat de crédits à l’étranger

Le rachat de crédits à l’étranger impliquant un nombre important de paramètres, il convient d’être particulièrement aux éventuelles erreurs pouvant être commises à savoir : 

  • ne pas prendre en compte le risque de change (spread) : si vos revenus sont dans une devise différente de celle des crédits à racheter, ils devront être suffisamment importants pour pouvoir assumer la nouvelle mensualité unique en cas de baisse de la monnaie locale. De préférence, faites donc en sorte de souscrire un nouveau prêt dans une devise similaire à celles de vos revenus
  • mal évaluer les frais annexes : si le rachat a lieu dans un pays étranger, les frais de dossier et de garantie peuvent être supérieurs à ceux pratiqués en France. Il en est de même pour les primes d’assurance emprunteur potentiellement plus élevées pour les non-résidents. Les pénalités de remboursement anticipé peuvent également ne pas être plafonnées comme elles le sont en France (3 % du capital restant dû ou 6 mois d’intérêt au taux moyen du prêt). Vérifiez donc bien les conditions préalables du contrat. N’oubliez pas par ailleurs que malgré ses avantages immédiats (réduction des mensualités et du taux d’endettement), le rachat de prêts implique une augmentation du coût du crédit à long terme. L’étalement des remboursements sur une plus longue période entraîne en effet mécaniquement une accumulation d’intérêts plus importante ; 
  • ne pas se méfier des arnaques : les contrats de rachat de crédits sont parfois complexes (notamment dans une langue étrangère). Pour un rachat de crédits en France, vérifiez bien l’accréditation de l’établissement à l’ORIAS et auprès de l’ACPR. Si le rachat a lieu à l’étranger, soyez encore plus vigilant étant donné que vous connaissez potentiellement moins bien l’environnement bancaire et juridique du pays. De préférence, privilégiez les banques ayant pignon sur rue et qui disposent de succursales au sein des 2 pays concernés par le rachat. Vérifiez aussi leurs certifications par les autorités compétentes locales. 

L'info en plus !

Si vous le pouvez, faites-vous accompagner par un expert du crédit et faites traduire le contrat par une personne de confiance. La solution la plus sécurisée reste le recours à un courtier spécialisé.

Par sa connaissance des offres de rachat de crédits à l’international, il pourra vous accompagner tout au long de la procédure et vous proposer des offres pré-sélectionnées selon vos besoins.

Comparateur de rachat de crédits

Profitez du meilleur
taux du moment !

À partir de

2.85%

Pour un prêt sur 15 ans*

À lire ensuite...

Zoom sur

Les actualités Immoprêt

hausse du chomage
Rachat de crédits

Les 25-49 ans sont les plus touchés par la hausse du chômage

Le taux de chômage a atteint 8,1 % au premier trimestre 2026. Une catégorie se démarque plus particulièrement : les 25-49 ans, dont le

Diane Levy
Directrice Commerciale d'Immoprêt

25 mai 2026

rac aide grands rouleurs-personne-voiture
Rachat de crédits

Hausse du prix des carburants : pouvez-vous prétendre à l’aide pour les « grands rouleurs » ?

Face à la situation au Moyen-Orient et à la hausse du prix des carburants, une indemnité est mise en place par le

Diane Levy
Directrice Commerciale d'Immoprêt

15 mai 2026

croissance et inflation avril
Rachat de crédits

La majorité des Français inquiets pour leur pouvoir d’achat

90 % des Français, toutes catégories confondues, affirment être inquiets pour leur pouvoir d’achat et 60 % disent rencontrer des difficultés financières

Diane Levy
Directrice Commerciale d'Immoprêt

11 mai 2026

Trouvez le meilleur taux
pour votre prêt immobilier !

Trouver une agence à proximité