Chute de la natalité : zoom sur les pistes lancées par le gouvernement
Face à la baisse inquiétante de la natalité en France, l’Assemblée nationale a lancé une mission d’information en vue de trouver des solutions concrètes. Six mois après son lancement, les premières conclusions et recommandations ont été publiées.
Une baisse historique du nombre de naissances
Selon des chiffres avancés par l’Insee, la France a enregistré en 2025 son plus faible taux de natalité sur une année depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec environ 645 000 naissances. Un taux en chute quasi-constante depuis 2010 (-24 % !) qui amène forcément à se poser des questions. D’autant plus quand on sait que le nombre de décès en 2025 s’élève à 651 000, amenant la balance à un solde négatif.
Pour lutter face à la baisse démographique, l’Assemblée nationale a lancé une mission d’information. Les premières conclusions ont été rapportées début février par l’intermédiaire de Jérémie Patrier-Leitus, rapporteur de la mission.
De nombreux freins à la natalité
Les premières conclusions de l’enquête témoignent d’une amère réalité : les Français nourrissent toujours le désir de faire des enfants (environ 2,3 par femme), mais se heurtent à des contraintes économiques trop importantes, résultant à un indice de fécondité réel bien en deça des attentes (1,55 enfant).
Interrogé au micro de BFMTV, Jérémie Patrier-Leitus invoque plusieurs raisons à cela. Il existe tout d’abord la problématique du logement : « certains témoignages évoquent l’impossibilité d’élever des enfants dans des espaces inadaptés ». Les modes de garde « souvent introuvables ou trop onéreux » sont également perçus comme un frein important. Enfin, le rapporteur souligne « la difficulté à concilier vie familiale et vie professionnelle ». Des difficultés économiques et logistiques qui contraignent parfois les ménages à s’orienter vers un regroupement de crédits en vue de retrouver un meilleur équilibre budgétaire.
Quelles sont les solutions privilégiées ?
Pour lutter face à la baisse de natalité, la mission d’information fait état de 37 propositions, réparties en quatre piliers distincts selon un article des Échos :
- la liberté d’organisation familiale et professionnelle ;
- l’universalité des aides et des modes de garde ;
- la lisibilité ;
- la stabilité.
Concrètement, les pistes les plus sérieuses mènent notamment à la fusion des aides actuellement mobilisables. Le but ? Gagner en clarté à travers le paiement d’une prime unique, le versement familial unique (VFU), fixé à 250 € par enfant, sans aucune condition de ressources.
Parmi les autres mesures envisagées au sein du rapport de mission relayées dans l’article des Échos, on peut mentionner :
la possibilité de souscrire un prêt à taux zéro à chaque naissance, en vue d’agrandir ou de changer de logement ;
une donation familiale pouvant aller jusqu’à 100 000 € exonérée de droits en cas d’achat d’une résidence principale ;
une meilleure rotation du parc locatif social ;
la création d’un congé parental unifié (CPU), offrant plus de souplesse aux jeunes parents jusqu’à l’entrée en maternelle.
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