Immobilier : 70 % des jeunes vivent dans un logement qu’ils jugent inadapté
Le logement est devenu un enjeu crucial pour la jeune génération. Selon une étude menée en janvier 2026 par Odoxa, en partenariat avec Nexity, 6 jeunes sur 10 déclarent rencontrer des difficultés à se loger.
Pourquoi les jeunes peinent à se loger ?
Depuis plusieurs mois, le marché immobilier français connaît de fortes perturbations, et les moins de 35 ans sont parmi les plus touchés. Au moment d’acheter ou de louer un bien, ils se heurtent à de nombreux obstacles.
Parmi les difficultés évoquées, le prix arrive en tête : 71 % des jeunes citent le coût comme principal frein. Viennent ensuite : la concurrence accrue entre candidats pour un même logement (50 %), des critères d’accès jugés trop stricts (44 %) et le manque de logements disponibles dans leur zone de recherche (44 %). Un élément plus préoccupant ressort également de l’étude : la discrimination. 1 jeune sur 6 déclare avoir été écarté d’un logement pour un motif illégitime (sexe, origine ethnique, apparence physique…).
Pour ceux qui souhaitent acheter, deux obstacles supplémentaires se dressent : un apport personnel souvent insuffisant et la difficulté à obtenir un prêt immobilier.
Des conséquences lourdes sur leur qualité de vie
Face à ces obstacles, les jeunes doivent souvent revoir leurs attentes. Selon Odoxa, 7 jeunes sur 10 vivent dans un logement qu’ils jugent trop petit, trop bruyant, humide, mal chauffé ou pas assez lumineux. La crise du logement les pousse également à renoncer à leur idéal géographique. 40 % ont déjà abandonné l’idée de vivre dans la commune de leur choix.
Les difficultés d’accès au logement dépassent le simple cadre de l’immobilier. Elles ont des répercussions directes sur le quotidien et le bien-être des jeunes :
- 50 % ont dû réduire leur budget alimentaire;
- 30 % ont renoncé à des soins médicaux;
- 86 % dénoncent un impact négatif sur leur santé mentale;
- 72 % pointent une dégradation de la cohésion sociale;
- 61 % évoquent une augmentation des tensions familiales.
À quelques jours des élections municipales, la crise immobilière nourrit aussi le désintérêt politique des jeunes. Cette situation les empêche de se projeter : 3 jeunes sur 10 ont déjà renoncé à un emploi et 1 jeune sur 5 a renoncé à avoir des enfants ou à vivre en couple.
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