Immobilier : Paris double la taxe sur les logements vacants dès 2027
Pour tenter de remettre 20 000 logements sur le marché, la Ville de Paris a adopté une surtaxe sur les biens vacants. Une mesure qui doit entrer en vigueur en 2027 mais qui suscite déjà l’opposition d’une partie des professionnels de l’immobilier, représentés notamment par la FNAIM.
Une fiscalité plus lourde pour les logements vacants
À compter du 1er janvier 2027, une nouvelle taxe sur les logements vacants entrera en vigueur. Elle remplacera le dispositif en place depuis 1999, qui fixait le taux à 17 % la première année d’imposition, puis à 34 % les années suivantes. Toutefois, les communes avaient déjà la possibilité de majorer cette taxe dans le cadre fixé par la loi. Désormais, les propriétaires de logements vacants seront soumis à un taux de 30 % dès la première année, puis de 60 % à partir de la deuxième année.
Selon la Ville de Paris, « le propriétaire d’un appartement vacant de 30 m² situé dans le 17e arrondissement devait s’acquitter d’une taxe estimée à 790 euros avant la réforme. En janvier 2027, avec la surtaxe adoptée, il paiera 1 400 euros, puis 2 800 euros à partir de 2028 ».
Un accompagnement des propriétaires
Cette décision s’inscrit dans la volonté de la municipalité de freiner la progression du nombre de logements vacants dans la capitale. D’après l’Insee, Paris compte 139 075 logements vacants, soit près de 10 % du parc résidentiel. Pour atteindre son objectif, la Ville souhaite également accompagner les propriétaires dans la mise en vente ou la mise en location de leur bien. Elle prévoit notamment la création d’un espace dédié, chargé de les orienter en fonction de leur situation et de les aider à identifier les solutions les plus adaptées.
De vives critiques de la FNAIM
La Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) a vivement critiqué cette mesure, résumant sa position par une formule : « après avoir découragé les propriétaires, Paris leur présente la facture »
Selon l’organisation, la vacance d’un logement résulte souvent de contraintes telles qu’une succession, une indivision ou d’importants travaux à réaliser, plutôt que d’un choix délibéré du propriétaire. Elle estime également que certains bailleurs se retirent du marché, découragés par l’instabilité juridique, fiscale et locative.
Si la Ville de Paris rappelle l’existence de dispositifs d’exonération et d’aides à la rénovation, notamment MaPrimeRénov’ ou la Prime Coup de pouce. La FNAIM considère que les pouvoirs publics ont contribué à la raréfaction de l’offre sur le marché locatif. Elle pointe notamment le recul de l’investissement locatif et les difficultés d’accès au prêt immobilier, qui contribuent, selon elle, à la diminution de l’offre de logements. Selon elle, la priorité devrait être de sécuriser les propriétaires, de faciliter les rénovations et de restaurer l’attractivité de l’investissement locatif.
Profitez du meilleur
taux du moment !
À partir de
2.85%
Pour un prêt sur 15 ans*