Immobilier : un printemps qui peine à partir
Comme chaque début de mois, SeLoger et MeilleursAgents dévoilent leur baromètre sur la situation du marché immobilier. Pour ce 1er trimestre 2026, la reprise reste limitée malgré l’arrivée de la saison printanière.
Des prix qui stagnent
Durant les trois derniers mois, les prix immobiliers ont très peu progressé avec – 0,2 % en France (contre + 0,3 %). Cette tendance s’observe aussi sur l’ensemble des grandes métropoles : stable pour Paris (contre + 0,3 % au T1 2025) et – 0,3 % pour le top 10 (contre 0,0 %) et le top 50 (contre + 0,3 %). Le secteur rural fait exception avec une hausse des prix de 1,1 %.
Dans le détail du top 10, trois villes se sont démarquées : Nantes, Lille et Lyon. Après de mauvais résultats en 2022 (- 12 % pour Nantes, – 6,3 % pour Lille et – 14,6 % pour Lyon), elles regagnent du terrain (dans le même ordre 0 %, + 0,3 % et – 0,1 %), mais sans véritablement parler de reprise. Le reste du classement reste assez dégradé et dévoile un marché qui peine à démarrer en 2026.
Une reprise de la demande…qui ne reprend pas
Depuis 2021, le 1er trimestre marque généralement une reprise de la demande immobilière (+ 7 % en moyenne). Celui de 2026 fait exception avec un recul de 2 % par rapport à mars 2022.
Cette baisse est surtout visible dans les villes du top 10 (- 11 %) avec Paris en tête (- 12 %). À l’inverse, le marché rural progresse de + 5 % par rapport à cette même période.
Selon le baromètre, cet essoufflement est dû à une contraction du pouvoir d’achat sous l’effet de la stabilisation du taux des crédits immobiliers et de la hausse des prix de 0,9 % sur une année. En outre, ce ralentissement est aussi impacté par la situation géopolitique au Moyen-Orient et surtout en Iran.
Face à ces incertitudes, une partie des ménages préfère attendre un moment plus propice pour lancer leur futur projet.
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