Canicule : 1 logement sur 2 est une bouilloire thermique
La France a connu son après-midi le plus chaud le lundi 22 juin, avec une température moyenne nationale de 37,8 °C, contre 37,7 °C le 5 août 2003, selon Météo-France. Les journées de forte chaleur sont encore loin d’être terminées, au grand désarroi des Français. Certains logements, très mal isolés, retiennent la chaleur et se transforment en véritables bouilloires thermiques. Dans une étude publiée en juin 2026, la Fondation pour le logement recense les quartiers les plus exposés à ces fortes températures en France.
Les logements ne protègent plus de la chaleur
Parmi les phénomènes climatiques les plus marquants, comme la sécheresse, la grêle ou les tempêtes, la canicule est celui auquel les Français sont le plus souvent confrontés : 74 % déclarent y avoir déjà été exposés. Ses effets se ressentent aussi dans le logement, puisque 66 % disent avoir déjà eu des difficultés à supporter la chaleur chez eux. Pour cause, un logement sur deux serait une « bouilloire thermique », c’est-à-dire un logement qui n’isole pas suffisamment de la chaleur.
Les Français le ressentent, puisque 34 % d’entre eux jugent que leur logement est insuffisamment isolé contre la chaleur. Selon le baromètre « sobriété et modes de vie » relayé dans le rapport, 48,2 % des logements étudiés présentent un confort d’été jugé insuffisant, contre seulement 11 % considérés comme bons.
Des écarts dans le territoire et dans les types de logement
La chaleur ne touche pas tout le monde de la même façon. En France, seuls 57 % des logements sont équipés de protections solaires, et les écarts régionaux sont marqués, avec une exposition plus forte en Île-de-France et dans le Sud-Est, à plus de 70 %, contre 52 % en Bretagne.
Les appartements sont particulièrement concernés : leurs habitants ont trois fois plus de risques de souffrir d’un excès de chaleur. L’étude souligne aussi que 60 % des personnes qui jugent leur logement mal isolé vivent en appartement, contre 42 % en maison, et que 37 % des logements concernés sont récents, ce qui montre que le problème ne se limite pas aux bâtiments anciens.
Des inégalités énergétiques
L’étude montre enfin que la chaleur frappe plus durement les ménages les plus fragiles. Dans les quartiers prioritaires, 59 % des habitants disent avoir souffert de la chaleur chez eux, contre 43 % dans le reste de la France. Elle montre également que, dans 72 % des cas, la température est plus élevée dans les quartiers défavorisés. Par ailleurs, les habitants de ces quartiers ne sont pas toujours propriétaires et n’ont pas forcément la capacité d’emprunt pour réaliser des rénovations énergétiques.
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