Immobilier : la pénurie de locations fait grimper les loyers
Alors que le printemps de l’immobilier semblait annoncer les beaux jours, en réalité, c’est un constat plutôt gris que dépeint la dernière étude de SeLoger sur les marchés locatifs en 2026 parue en avril.
Une offre en baisse selon les régions
Au niveau national, le nombre de biens proposé à la location reste 16 % en dessous de son niveau de 2021. Toutefois, cette année 2026 montre de belles progressions. L’offre a progressé de 17 % en un an. Mais ce rebond ne doit pas masquer des situations très contrastées selon les villes.
Le bilan est particulièrement alarmant à Paris, où le stock de logements à louer n’a jamais été aussi bas : – 15 % en un an et – 67 % depuis 2021. Dans certaines grandes métropoles du Sud, la tendance est similaire, avec un recul de 69 % à Nice et de 48 % à Marseille depuis 2021. À l’inverse, quelques villes tirent leur épingle du jeu. À Bordeaux, l’offre a bondi de 62 % en un an et dépasse même son niveau de 2021. Nantes suit la même dynamique, avec une hausse de 28 % en un an.
Un déséquilibre entre l’offre et la demande
Dans ce léger contexte tendu, la demande de logement recule de 16 % en un an, et même de 15 % à Paris. Mais cette baisse ne suffit pas à rétablir un équilibre entre l’offre et la demande. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait qu’une partie des ménages sortent du marché locatif pour se tourner vers des prêts immobiliers, facilité par la stabilisation des taux d’intérêt autour de 3 % – 3,5 % depuis le début 2026 d’après l’Observatoire Crédit Logement.
Le manque d’offre contribue à l’augmentation des loyers. Selon l’étude SeLoger, au 1er avril 2026, les loyers ont progressé de 2,5 % en un an dans tout l’Hexagone, allant jusqu’à 3,5 % à Paris. Hors charges, un T3 de 75 m² à 30,7 € m² pour une famille dans la capitale peut couter 2 302,5 €, contre 1 057,5 € en moyenne en France.
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