Loyer : pouvez-vous subir une augmentation en 2026 ?
L’indice de référence des loyers (IRL) poursuit sa progression modérée. Publié au Journal officiel jeudi 16 avril par l’Insee, cet indicateur clé pour les locataires et propriétaires affiche une hausse de 0,78 % sur un an au premier trimestre 2026.
Une hausse contenue au premier trimestre 2026
Souvent méconnu du grand public, l’IRL joue pourtant un rôle central dans la vie des locataires. Il correspond à la moyenne de l’évolution des prix à la consommation sur les douze derniers mois, hors tabac et loyers.
Au premier trimestre 2026, il s’établit à 146,60, contre 145,47 un an plus tôt. La progression reste donc limitée (+ 0,78 %), dans la continuité du ralentissement observé ces derniers trimestres (+ 0,79 % fin 2025).
Pour les locataires souhaitant estimer une éventuelle hausse de leur loyer, un simulateur gratuit est proposé par l’Agence nationale pour l’information sur le logement. Cet outil permet d’obtenir une estimation indicative, utile pour anticiper l’évolution de son budget logement, notamment pour ceux qui envisagent à terme un projet de crédit immobilier.
Une révision encadrée par la loi
L’IRL sert de base légale à la révision annuelle des loyers pour les logements loués vides ou meublés en résidence principale. Mais cette augmentation est strictement encadrée.
D’abord, une clause de révision doit être explicitement prévue dans le bail. Sans cette mention, aucune augmentation ne peut être appliquée. Ensuite, le propriétaire dispose d’un délai d’un an à partir de la date prévue au contrat pour réviser le loyer. Passé ce délai, la hausse est définitivement perdue.
Autre point important : la révision n’est jamais automatique. Le bailleur doit en faire la demande, et celle-ci ne s’applique qu’à partir de la date de notification, sans effet rétroactif.
Des exceptions selon l’état du logement
Dans certains cas, une hausse du loyer peut intervenir en cours de bail, notamment si le propriétaire réalise des travaux d’amélioration à ses frais. Toutefois, cette possibilité est elle aussi encadrée.
Ainsi, un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE) (souvent qualifié de « passoire thermique ») ne peut pas faire l’objet d’une révision de loyer. Pour pouvoir l’augmenter, le propriétaire doit d’abord engager des travaux permettant d’améliorer la performance énergétique du bien.
Enfin, des indices spécifiques existent pour certains territoires. Au premier trimestre 2026, l’IRL s’établit à 143,78 dans les départements et régions d’outre-mer, et à 142,38 en Corse, soit également une hausse de 0,78 % sur un an.
Profitez du meilleur
taux du moment !
À partir de
2.85%
Pour un prêt sur 15 ans*