Immobilier : une reprise réelle mais fragile au premier trimestre 2026
Les volumes de transactions repartent à la hausse et les prix se stabilisent, selon l’observatoire immobilier Bien’Ici. Toutefois, les notaires appellent à la prudence face à des conditions de financement qui se tendent à nouveau.
Une reprise des transactions confirmée
À fin février 2026, le volume cumulé de transactions de logements anciens sur un an en France atteint 958 000 ventes, soit une progression de + 11 % selon la note de conjoncture des notaires de France du 27 avril 2026. Ce chiffre confirme la sortie progressive de la crise immobilière amorcée en 2022, qui avait conduit les volumes à un point bas de 832 000 transactions en septembre 2024.
Les notaires qualifient toutefois ce mouvement de « reprise sans excès » : les niveaux actuels restent très en deçà du pic de 1 251 000 transactions atteint en août 2021. La progression sur trois ans ne dépasse pas 2 %, illustrant un redémarrage progressif sans effet de rattrapage marqué.
Du côté des prix, les logements anciens ont enregistré une hausse de 1,1 % sur un an au quatrième trimestre 2025 (c’est le quatrième trimestre consécutif de progression) avec des appartements à + 1,5 % et des maisons à 0,8 %. Ce constat rejoint les données du baromètre Bien’Ici qui relève une offre de biens à vendre en hausse de 14 % sur un an, signe que le marché retrouve davantage de fluidité pour les acheteurs.
Des taux qui remontent légèrement, un point de vigilance à surveiller
Le taux moyen des crédits immobiliers hors renégociations s’établit à 3,23 % en février 2026 alors qu’il était à 3,17 % en janvier dernier. Une légère remontée après la détente de 2024-2025, mais un niveau qui reste néanmoins nettement inférieur aux pics de 2023 qui avaient paralysé le marché. De son côté, la production de crédits à l’habitat atteint 11,6 milliards d’euros en février 2026, en hausse par rapport aux 10,9 milliards de janvier, signe que les ménages empruntent à nouveau.
L’Observatoire Crédit Logement/CSA anticipe une poursuite de cette remontée à 3,55 % d’ici fin 2026, voire 4 % en 2027, en lien notamment avec les tensions inflationnistes générées par le conflit au Moyen-Orient. Les notaires de France soulignent que les conditions de financement demeurent au cœur de l’équilibre du marché : toute remontée trop rapide des valeurs, dans un environnement encore fragile, pourrait enrayer une dynamique qui reste sans excès. Les candidats à l’achat d’un bien doivent donc suivre l’évolution des taux immobiliers en temps réel pour anticiper le bon moment et sécuriser leur financement.
Un marché d’utilisateurs dominé par les parcours résidentiels
Les notaires de France situent la zone d’équilibre du marché actuel autour de 975 000 transactions, caractéristique d’un marché d’utilisateurs dominé par les primo-accédants ou des ménages achetant une résidence, au détriment des investisseurs. Les projections issues des avant-contrats à fin mai 2026 dessinent un plateau : les prix des logements anciens devraient diminuer de – 0,2 % sur un an, avec des évolutions très contenues selon les typologies (+ 0,3 % pour les appartements et + 0,5 % pour les maisons).
En Île-de-France, les notaires du Grand Paris observent une hausse de 15 % du nombre de transactions entre décembre 2025 et février 2026, soit une progression de plus de 25 % sur deux ans, signe que le marché sort progressivement du creux observé en 2023-2024. Le marché reste cependant sélectif : les biens correctement évalués trouvent preneur rapidement, tandis que les logements classés F ou G subissent une double pénalité à la vente et à la location.
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