Livrets d’épargne : pris en tenaille entre la guerre en Iran et leurs délaissements
Pour sa 13e édition, l’institut de sondage Odoxa a publié son baromètre sur l’épargne et les placements. Les épargnants se montrent plus défiants vis-à-vis de leurs placements, d’une part à cause des conséquences économiques de la guerre en Iran et d’autre part, à cause des faibles rendements des livrets et de la suppression d’avantages fiscaux.
L’épargne et la guerre en Iran
La situation géopolitique du Moyen-Orient a un impact considérable sur les perspectives économiques et les Français le ressentent. Plus de huit Français sur dix se disent plus défiants sur la situation économique ou encore sur l’épargne. En effet, près de 72 % des Français affirment être des épargnants et 84 % d’entre eux se sentent moins confiants sur le rendement de leur épargne.
Par ailleurs, un tiers de ces personnes (33 %) assure que la guerre au Moyen-Orient a modifié ou va modifier leurs comportements d’épargne sans pour autant se tourner vers des investissements dynamiques, mais plus risqués. Les trois-quarts des épargnants (74 %) déclarent préférer faire des placements plus « sûrs » ou plus prudents comme les livrets.
Les livrets d’épargne, de moins en moins attractifs
Toujours selon l’étude, à cause des faibles rendements de certains livrets, de plus en plus de Français préfèrent délaisser ces placements. Actuellement, 23 % des sondés affirment placer leur argent sur ces livrets comme le Livret A, en baisse de 19 points sur une année.
Ils sont presque à égalité avec le placement sur l’assurance-vie (25 %) et le fait d’investir dans un logement, notamment via un crédit immobilier, pour la retraite (25 %). D’autre part, pour le livret A, la moitié des personnes détentrices affirme qu’il ne l’alimente plus (42 %) et certains l’ont même fermé (7 %).
Cette défection ne risque pas de s’arrêter, car près de 70 % des détenteurs de ce livret ont, soit déjà fermé ou cessé d’alimenter leur livret A, soit, envisagent de le faire à l’avenir.
Et pour le PER ?
Comme pour le livret A, le plan épargne retraite (PER) est très connu, avec 77 % des Français le connaît, et près de 25 % en détient un. En revanche, il pourrait bien subir le même désistement. Pour 38 % des détenteurs, le critère numéro un pour une souscription est le fait qu’il permette des déductions fiscales peu importe son âge.
Depuis le début de l’année, cette règle a changé et cet avantage est supprimé pour les plus de 70 ans. Résultat : près d’un épargnant sur deux envisage de ne plus alimenter ce plan épargne. En outre, ce taux atteint les 85 % pour les plus de 65 ans.
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