Logement : d’une génération à une autre, les aspirations ne sont pas les mêmes
Une étude commandée par Leboncoin et réalisée par Ipsos bva revient en détail sur les attentes des Français en matière de logement. S’il en ressort que l’adaptation climatique fait figure de nouvelle priorité, le rapport pointe également de fortes disparités entre les attentes générales de chaque génération.
Les seniors globalement plus satisfaits de leur logement
Le premier enseignement qui ressort de l’étude Ipsos bva témoigne d’une plus grande satisfaction de la part des seniors quant à leur cadre de vie actuel. 72 % des sondés de plus de 65 ans déclarent que leur logement actuel correspond à leur cadre de vie idéal, contre 49 % des 18-24 ans et 54 % des 25-34 ans. Cet écart peut s’expliquer assez logiquement par :
- un accès à la propriété considéré comme particulièrement difficile de nos jours ;
- un effet de capitalisation profitable aux seniors, qui ont pu accumuler une plus grande épargne pour cibler un bien en accord avec leurs envies
Cette insatisfaction des plus jeunes se traduit également par un ancrage territorial moins marqué que l’ensemble des répondants. En effet, ils sont :
- 67 % à souhaiter vivre durablement au même endroit (contre 78 %) ;
- 69 % à imaginer leur lieu de vie idéal entre différents endroits (contre 56 %) ;
- 62 % à déclarer vouloir rester en France, même s’ils n’avaient aucune contrainte (contre 73 %).
Le calme de la campagne face au dynamisme des centres urbains
L’étude Ipsos bva pour Leboncoin souligne un autre contraste important : les envies entre jeunes adultes et seniors divergent fortement en matière de cadre de vie. 69 % de la tranche des plus de 65 ans aspirent à une vie calme et isolée dans un petit village, contre 42 % pour la tranche des 18-24 ans. À l’inverse, si 25 % des plus jeunes désirent s’installer au sein d’une grande métropole, seuls 7 % des répondants les plus âgés partagent ce souhait.
Autre enseignement : l’importance du cadre de vie à l’âge où la parentalité fait son apparition. Ainsi, 80 % des parents privilégient un logement spacieux disposant d’un jardin en banlieue à un logement plus petit proche des commodités en centre-ville. Un chiffre supérieur de 10 points par rapport aux envies des sondés non-parents.
L’habitat intergénérationnel : une solution envisagée communément, mais pas pour les mêmes raisons
Que ce soit par le biais de la colocation ou par l’habitation au sein d’une même résidence ou d’un même quartier, étudiants et seniors sont souvent amenés à se fréquenter. Mais l’étude Ipsos bva souligne que les motivations diffèrent d’une génération à l’autre. Sans surprise, la tranche des plus de 65 ans cite la rupture de l’isolement comme principal bénéfice de ces modes de vie (44 %), alors que celle des 18-24 ans souligne avant tout les économies réalisables (37 %).
Quel regard sur l’habitat de demain ?
Là encore, on peut constater un écart de perception selon les générations. Lorsqu’on leur demande de se projeter sur l’habitat en France dans 10 ans, seuls 48 % des 65 ans et plus l’imaginent très différent, contre 65 % des 18-24 ans. Le futur est par ailleurs une source de préoccupation pour les plus jeunes.
Ils sont en effet 66 % à faire de l’accessibilité financière leur priorité pour l’habitat de demain, contre 55 % pour la moyenne nationale. Une préoccupation qui témoigne de difficultés dans l’accès à la propriété et à la souscription d‘un crédit immobilier, souvent à cause d’un budget insuffisant.
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