MaPrimeRénov’ 2026 : maintenir un chauffage au gaz pourrait vous faire perdre vos aides
Dès la rentrée 2026, conserver un chauffage au gaz bloquera l’accès aux aides à la rénovation.
Fin des aides pour les rénovations avec chauffage au gaz
Le cadre se resserre. À partir du 1er septembre 2026, les aides MaPrimeRénov’ ne seront plus accessibles si le logement conserve un chauffage fonctionnant aux énergies fossiles, comme le gaz. Cette évolution s’inscrit dans le plan d’électrification dévoilé par le gouvernement. Elle cible les rénovations dites « d’ampleur », c’est-à-dire les projets combinant plusieurs travaux pour améliorer significativement la performance énergétique d’une maison.
Désormais, pour bénéficier d’un financement, le remplacement de la chaudière devient obligatoire dès lors qu’elle fonctionne au gaz ou à une autre énergie fossile. Jusqu’à présent, cette situation restait marginale : environ 10 % des rénovations globales conservaient ce type de chauffage après travaux, selon le ministère de la Ville et du Logement.
Une stratégie tournée vers les pompes à chaleur
Pour accompagner ce virage, le gouvernement mise sur les pompes à chaleur. L’objectif est ambitieux : atteindre un million d’installations par an d’ici 2030. Dans cette logique, une offre « clés en main » devrait voir le jour. Le principe ? Proposer aux ménages un contrat global qui inclut :
- l’installation, l’entretien et, dans certains cas, la fourniture d’énergie ;
- avec un paiement mensualisé, tenant compte des aides disponibles.
Ce dispositif vise en priorité les ménages modestes, souvent freinés par le coût initial des équipements. Pour encadrer le marché, un appel à projets permettra de labelliser des entreprises capables de proposer ces offres.
Vers un logement tout électrique à horizon 2027
Au-delà des aides, ces mesures s’inscrivent dans une transformation plus large du parc immobilier. Le gouvernement prévoit différentes mesures :
- L’interdiction progressive du gaz dans les constructions neuves. Dès 2027, les logements neufs ne pourront plus être équipés de ce type de chauffage, y compris en solution d’appoint ;
- Une nouvelle réforme du diagnostic de performance énergétique (DPE). L’idée serait de mieux valoriser les logements chauffés à l’électricité, un critère qui pèse de plus en plus dans les décisions d’achat, bien avant la signature du compromis de vente.
Pour les particuliers, l’enjeu est désormais d’intégrer ces nouvelles exigences dès la conception du projet, qu’il s’agisse d’une rénovation ou de l’achat d’un bien avec travaux.
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