Surendettement des jeunes : + 12 % de dossiers en 2025
Fin juin 2026, l’Observatoire de l’inclusion bancaire (OIB) a publié son rapport annuel consacré à l’état de l’inclusion financière en France en 2025. L’étude met notamment en lumière des avancées en matière de détection et de protection des personnes en situation de fragilité financière. Elle souligne également le renforcement de l’encadrement des mini-crédits et des paiements fractionnés. En revanche, l’organisme appelle à la vigilance face à la hausse du surendettement, en particulier chez les jeunes.
Une meilleure détection des situations de fragilité financière
En 2025, selon le rapport, les banques ont renforcé leur dispositif de détection préventive des situations de fragilité financière. Au total, 4,8 millions de personnes ont été identifiées comme étant dans cette situation, un chiffre en hausse de 5,1 % par rapport à 2024.
Par ailleurs, 148 013 dossiers de surendettement ont été déposés l’an dernier, 9,8 % de plus par rapport à 2024, mais reste nettement inférieure au niveau observé dix ans plus tôt (- 32 % par rapport à 2015).
L’Observatoire appelle également à la vigilance face à une hausse particulièrement marquée parmi les jeunes adultes. En 2025, la tranche d’âge 18-29 ans représentait 12 % des dossiers déposés. À titre de comparaison, cette proportion n’était que de 5 % en 2022.
Un encadrement renforcé des mini-crédits et des paiements fractionnés
L’Observatoire reste attentif à la progression des paiements fractionnés et des mini-crédits, qui représentent 14,6 % des crédits à la consommation en 2025. Bien qu’ils répondent à de nouveaux usages, ces produits peuvent accroître le risque de fragilité financière chez certains consommateurs, en particulier chez les jeunes. L’Observatoire a salué le renforcement de l’encadrement de ces crédits, dont les nouvelles règles doivent entrer en vigueur en novembre 2026.
L’accumulation de plusieurs mini-crédits peut rapidement peser sur le budget des ménages. Le rachat de crédits peut alors constituer une solution à envisager, si la situation de l’emprunteur le permet.
Le regroupement de plusieurs crédits en un seul, mieux adapté à la situation financière de l’emprunteur, permet de réduire les mensualités de remboursement. Cette réduction est rendue possible par l’allongement de la durée du prêt, ce qui augmente en contrepartie le coût total du financement.
Le microcrédit, l’un des piliers de l’inclusion financière
Le rapport souligne aussi l’importance des microcrédits personnels et professionnels en tant que dispositif d’inclusion financière. Au cours des cinq dernières années, près de 500 000 personnes en insertion ou en réinsertion professionnelle en ont bénéficié. Pour l’OIB, la pérennité de ce dispositif doit être assurée afin de continuer à favoriser l’accès au financement des publics les plus fragiles.
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