Alcool : les Français boivent moins, mais certains comportements à risque persistent
La consommation d’alcool continue de reculer en France. Selon une étude Odoxa réalisée pour Prévention & Modération de 2025, la modération s’impose progressivement dans les habitudes des consommateurs.
Une consommation d’alcool en net recul
Le cliché du Français consommant quotidiennement du vin semble s’éloigner un peu plus chaque année. Selon l’étude Odoxa, près d’un Français sur quatre déclare ne jamais boire d’alcool. Parmi ceux qui en boivent, la grande majorité reste sous le seuil de six verres par semaine. Plus largement, 88 % des Français indiquent avoir réduit ou stabilisé leur consommation au cours des quatre à cinq dernières années. Cette évolution s’inscrit dans une tendance de long terme. En France, la consommation d’alcool a reculé de :
- plus de 60 % en soixante ans ;
- et de plus de 30 % depuis le début des années 2000.
Cette baisse s’explique notamment par l’évolution des modes de vie. Les personnes interrogées évoquent des sorties moins fréquentes, un intérêt moindre pour l’alcool ou encore une meilleure sensibilisation aux enjeux de santé publique.
La sobriété est désormais largement acceptée
L’étude confirme également un changement des mentalités. Refuser un verre lors d’un repas ou d’une soirée est aujourd’hui beaucoup mieux accepté qu’auparavant. Selon l’enquête, 83 % des consommateurs respectent naturellement le choix d’un proche qui refuse de boire et 9 % déclarent même le féliciter. Cette évolution se traduit également dans les comportements du quotidien :
- 84 % des consommateurs limitent leur consommation à deux verres avant de conduire ;
- 81 % évitent de boire avant de travailler ;
- 80 % indiquent se fixer des limites.
À noter que le développement des boissons sans alcool participe aussi à cette transformation des habitudes.
Les jeunes restent plus exposés aux consommations excessives
Malgré cette tendance de fond, certains comportements à risque persistent. L’étude souligne notamment la présence d’alcoolisations ponctuelles importantes, plus connues sous le nom de « binge drinking ». Au total, 17 % des consommateurs déclarent boire régulièrement plus de cinq verres lors d’une même occasion. Ce phénomène concerne particulièrement les jeunes adultes. Parmi les 18-24 ans qui consomment de l’alcool, plus d’un sur deux dépasse ce seuil, contre 17 % en moyenne dans l’ensemble de la population.
Autre constat : plus d’un consommateur sur deux estime que les actions de prévention restent insuffisantes, notamment auprès des conducteurs, des étudiants et lors des événements festifs. Au-delà des conséquences sur la santé, une consommation d’alcool devenue pathologique peut également avoir un impact sur certains contrats d’assurance. Dans le cadre d’une assurance emprunteur, par exemple, elle peut être considérée comme un risque aggravé de santé. Selon les situations, cela peut entraîner une surprime ou des conditions de couverture plus strictes.
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