Loyers en Île-de-France : Paris recule, les couronnes grimpent
Tandis que l’accès à la propriété se durcit, notamment à cause de taux immobiliers en hausse, le marché de la location se tends. À l’occasion du salon RENT, qui se tient à Paris les 4 et 5 novembre 2026, LocService.fr spécialiste de la location entre particuliers, a publié les résultats de son étude annuelle sur le marché locatif francilien. Une dynamique s’observe : les loyers parisiens reculent légèrement, tandis que ceux de la petite et grande couronne connaissent une augmentation.
Les prix de la location en région parisienne
Le loyer moyen en Île-de-France s’établit à 1 008 €, pour une surface moyenne de 37m². soit un prix au m2 de 27,22 €. Un coût en augmentation de 2,9 % par rapport aux chiffres de 2025 selon . Une augmentation du prix principalement portée par celle de la petite couronne (+3,5 %), tandis que les prix de Paris intra-muros (-0,9 %) ralentissent la hausse au global.
Prix de la location en fonction de la surface et de la zone géographique en région parisienne.
Bien que les prix parisiens ne connaissent pas une augmentation au global, certains arrondissements restent bien au-dessus des prix de la petite et grande couronne. Les 3 arrondissements les plus chers de Paris ont tous un prix au m² 2 fois plus cher que ceux de la grande couronne.
- 1er arrondissement : 51,13 €/m²
- 5e arrondissement : 47,94 €/m²
- 3e arrondissement : 46,96 €/m²
L’étude montre aussi que les écarts sont plus marqués sur les grandes surfaces. Avec des prix qui doublent pour celles-ci entre Paris et le reste de l’Île-de-France.
Ivan Thiébault, data-analyst chez LocServices.fr résume la situation : “Paris est à la fois la grande ville la plus chère et la plus tendue de France, et pourtant ses loyers au mètre carré n’ont pas progressé cette année selon nos chiffres. Cette stabilité tient probablement à plusieurs facteurs. D’abord au double encadrement des loyers, mais aussi sans doute à des budgets de candidats qui restent inférieurs au loyer moyen, ce qui laisse peu de marge aux propriétaires.
La tension extrême qui s’exerce sur le marché parisien s’explique par une demande soutenue face à une offre en contraction : contraintes réglementaires peu incitatives, immobilier très cher à l’achat, taux immobiliers défavorables sont autant de facteurs qui peuvent faire hésiter les investisseurs et réduire le turnover. Cette tension a aussi une conséquence sur la nature des logements loués : à Paris, ceux qui changent de locataire sont surtout de petites surfaces (plus souvent meublées), car occupées par des publics mobiles (étudiants, jeunes actifs,…). D’où une forte surreprésentation des meublés parmi les logements loués, par rapport à ce que recherchent les candidats.”
Quel est le public de la location parisienne
Les biens les plus recherchés à Paris et sa région sont les studios et les T1, ils représentent 54 % des recherches. Une priorité de recherche qui s’explique par le fait que Paris est une ville très étudiante. Plus de 400 000 étudiants font leurs études dans Paris intra-muros. Sur l’ensemble des candidats, les étudiants représentaient 45 % des candidatures parisiennes, et 30 % des candidatures franciliennes. Dans le détail, les profils des candidats à la location sont composés de 74 % de personnes résidant déjà en Île-de-France, et 4,8 % d’étrangers, avec Paris qui concentre cette demande (8%).
Pour ce qui est de la difficulté de se loger, le marché francilien et parisien, rencontre une tension locative importante. Le score de tension locative calculé par LocService pour la capitale est de 11,62 (ce qui représente 11 fois plus de demandes que d’offres de location). En France, parmi les villes de plus de 100 000 habitants, Paris est la ville avec la tension locative la plus importante. Pour ce qui est des villes d’Île-de-France :
- Saint-Ouen : 13,42
- Paris : 11,62
- Nanterre : 8,27
- Créteil : 7,06
- Noisy-le-Grand : 6,73
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