Immobilier : les villes de taille moyenne soutiennent un marché en demi-teinte
Les villes moyennes retrouvent peu à peu leur attractivité et contribuent activement au soutien d’un marché en proie à une certaine morosité. C’est en tout cas l’enseignement clé du bilan du premier semestre 2026 partagé par le réseau d’agences immobilières Orpi.
Un marché immobilier en léger déclin par rapport à 2025
Bien que l’exercice 2026 soit loin d’être terminé, le bilan de ces 6 premiers mois confirme la tendance annoncée par les professionnels de l’immobilier en début d’année. En l’occurrence, le marché peine à retrouver son dynamisme d’antan et s’enlise dans une forme de morosité. Dans son premier bilan semestriel, Orpi fait état d’un volume de compromis de vente en baisse de -0,7% à fin juin par rapport à l’année dernière. Un résultat certes loin d’être catastrophique, mais qui témoigne de difficultés persistantes.
Selon le réseau d’agences immobilières, il s’agit du « signe d’un marché globalement stable, qui retrouve lentement mais progressivement son dynamisme ». Pour expliquer cette passivité, on peut mentionner la récente hausse des taux d’intérêt qui n’incite par les porteurs de projet à sauter le pas. Guillaume Martinaud, président du réseau Orpi détaille : « En plus de la révision récente du taux d’usure, nous appelons les banques à s’emparer pleinement du levier de la portabilité des taux : c’est une solution concrète pour permettre aux secundo-accédants de réaliser leur projet d’achat. »
De fortes disparités territoriales
Parmi les autres enseignements du rapport semestriel partagé par Orpi, on apprend qu’il existe de très fortes disparités d’un territoire à un autre en matière de volume de transactions. En effet, les écarts entre les grandes villes françaises sont parfois significatifs.
Si l’on comparait les résultats entre les six premiers mois de 2025 et de 2026, on trouve par exemple :
- -6 % de compromis à Paris ;
- -5% à Lyon ;
- -1 % à Bordeaux ;
- +7% à Grenoble ;
- +10 % à Nantes et à Montpellier.
Par ailleurs, il est à souligner que ces disparités territoriales sont naturellement vouées à croître au cours des prochaines années. La raison ? Le poids des risques climatiques dans la décision d’achat qui se fait de plus en plus important du côté des emprunteurs, comme le soulignent plusieurs études sur le sujet. Une étude OpinionWay publiée en avril 2026 et réalisée en partenariat avec Orpi mentionne ainsi que 77% des Français y sont sensibles. Un chiffre que l’on peut légitimement imaginer prendre encore plus d’importance au cours des prochaines années au regard de la multiplication des épisodes de canicule et des catastrophes naturelles qui en découlent.
Les villes moyennes s’érigent en rempart
En opposition aux fortes fluctuations constatées entre les grandes villes, les communes dites intermédiaires ou de taille moyenne semblent suivre une trajectoire beaucoup plus homogène. Dans son premier bilan semestriel, Orpi souligne « un marqueur de plus en faveur des villes moyennes qui confirment leur attractivité ». Plusieurs facteurs expliquent cette popularité :
- un ajustement des prix plus significatif ;
- la possibilité de faire l’acquisition d’un logement plus spacieux ;
- l’accès à un meilleur cadre de vie permettant – entre autres – un meilleur équilibre budgétaire ;
- un prix au m² souvent moins élevé que celui de la moyenne nationale (environ 3 100 €/m²).
Parmi les exemples les plus équivoques, Orpi mentionne :
- Orléans : +14 % de compromis ;
- Limoges : +17 % ;
- Avignon : +20 %.
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